By Matthieu BOURGAIN
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L’audit énergétique obligatoire entre dans son cycle de renouvellement. L’ADEME a publié un bilan sur cette obligation réglementaire et permet d’identifier les améliorations.

 

Audit énergétique obligatoire

La réglementation européenne contraint les entreprises de plus de 250 salariés de réaliser une audit énergétique obligatoire tous les 4 ans. En France, cette démarche d’efficacité énergétique c’est traduit par la loi DDADUE. Les entreprises concernées par cet audit énergétique obligatoire peuvent être exemptées si elles sont certifiées ISO 50001.

 

Retour sur le premier cycle

Au 11 décembre 2017, 4 955 entreprises sont déclarées sur la plateforme de recueil et environ 73% ont finalisé leur dépôt.

Les entreprises ont largement favorisé l’audit énergétique obligatoire :

  • 88% ont uniquement déposé le rapport d’audit
  • 8% sont certifiés ISO 50001 : A noter qu’une certification peut couvrir plusieurs dizaines vois centaines de sites
  • 4% ont fait les deux

Les audits énergétiques obligatoires ont concerné en moyenne 82% de la facture énergétique des sites. Ils ont plutôt eu de l’intérêt car pour 67% des entreprises c’était leur premier audit énergétique. En revanche, les entreprises n’ont indiqué que peu de préconisations sur la plateforme ADEME, avec une médiane de 5. Se pose alors la question de la qualité des audits qui ont été réalisés. Environ 25% des entreprises estiment que leur auditeur n’avait pas les compétences suffisantes par rapport à leur activité. On a même constaté des prestations sans visite sur site, un véritable exploit !

Les trois principales préconisations concernent :

  • L’éclairage
  • La gestion de l’énergie
  • La mobilité

 

Motivations à l’audit énergétique obligatoire

Sans surprise, c’est la mise en conformité réglementaire qui a motivé 94% des entreprises à réaliser l’audit. On note quand même que 56% vise une réduction des consommations d’énergie et 11% le voit comme une étape intermédiaire avant la certification ISO 50001.

 

Et après

On voit que la réglementation a permis de faire avancer les industriels dans leur démarche d’efficacité énergétique, c’est donc une très bonne chose. Cependant, à la vue de ces chiffres sur la motivation et le sérieux discutable de nombreux auditeurs, on voit que le chemin est encore long. Il faut lutter contre l’audit photocopie qui permet d’être en conformité mais ne génère aucune réduction des GES.

 

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